Méthodologie : ressources terrain selon méthodologie

Cette méthode novatrice est adaptée des pratiques de développement communautaire et incidemment de santé publique qui favorisent la cohésion sociale et le bien-être des membres d’une communauté. La méthode souligne l’importance de la collaboration entre les structures institutionnelles (communes, cantons, etc.), les habitant·es et les autres parties prenantes à chaque étape de la méthode. C’est surtout une approche qui permet l’inclusion et l’implication de toutes et tous et l’appropriation d’infrastructures et d’espaces de rencontre mis à disposition par la commune.

Les éléments principaux de la méthode sont les suivants: un cycle complet qui se répète chaque 5 ans, des étapes annuelles qui rythment le travail par secteur au sein de la commune, les principaux partenaires envisagés pour la démarche et les moyens nécessaires pour la réaliser.

Les principes

La méthodologie s’appuie sur quatre principes visant un travail de cohésion sociale efficace à l’échelle de la Commune :

  • Travailler par quartiers (avec tous ses habitant·es, acteurs et actrices) – L’une des idées originales de la méthodologie est de procéder à un travail par quartiers d’une zone particulière en réalisant des « tournus » et non pas d’assurer des présences continuelles d’animation au sein de ceux-ci. Ainsi, la méthodologie propose comme point essentiel de subdiviser la commune en quatre « zones.
  • Améliorer la coordination entre les acteurs et actrices de la société civile et les services communaux – La Commune se rapproche de la réalité des habitant·es en améliorant la coordination avec ses partenaires institutionnels (associations diverses, fondation, Hautes Ecoles). Elle sort ainsi de son rôle administratif et intensifie sa présence sur le terrain. La spécificité de la méthodologie Cause Commune veut donc permettre un meilleur pilotage plus proche des projets en cours. Par ailleurs, de par sa présence plus importante sur le terrain, elle crée des moyens d’écouter, d’évaluer et de co-construire avec la population.
  • Créer un partenariat avec le Centre LIVES (UNIL) pour favoriser la réflexion au sein du processus d’action – Le Centre LIVES fournit son expertise, des ressources humaines (2 EPT) ainsi que les structures propres à l’Université de Lausanne (salles, outils de communication, parutions d’articles scientifiques, communication, etc.) à la commune et ses habitant·es.
  • Créer et assurer un pôle de compétences expert de l’innovation sociale et de la santé publique – Un des enjeux de cette méthodologie est de proposer une méthode de gouvernance qui inclut un étage d’interaction avec les habitant·es, des expert·es et chercheur·es impliqué·es sur les thématiques concernées, ainsi que les responsables des politiques d’action communales et cantonales. Ce dispositif innovant, mettant l’accent sur une collaboration interdisciplinaire et et transversale, a encore peu d’équivalents.

Responsables du projet :

Loubna Laabar, Syndique de la Commune de Chavannes-près-Renens (dès juillet 2021) et ancienne municipale en charge de la Cohésion Sociale, Enfance, Jeunesse (de 2018 à juillet 2021).
Eduardo Camacho-Hübner, Municipal en charge du Service Cohésion Sociale, Enfance et Jeunesse (dès juillet 2021).
Jean-Pierre Rochat, ancien syndic de la Commune de Chavannes-près-Renens (de 2018 à juillet 2021)

Propriétaires de la méthodologie :
Commune de Chavannes-près-Renens
Université de Lausanne

Auteur·es :

Alain Plattet, Chef du Service Cohésion Sociale, Enfance, Jeunesse, Chavannes-près-Renens.

Dario Spini, Professeur en psychologie sociale et parcours de vie, Directeur du Centre interdisciplinaire de recherche LIVES (UNIL).

Monique Chevallay Piguet, coordinatrice intergénérationnelle, Service Cohésion Sociale, Enfance, Jeunesse, Chavannes-près-Renens.

Emmanuelle Anex, Responsable de recherche, facilitatrice, Centre interdisciplinaire de recherche LIVES (UNIL).

L’organisation du terrain s’agence autour d’une équipe de travailleurs·euses sociaux·ales et d’un·e coordinateur·trice. La méthodologie prévoit que chaque travailleur·euse social·e consacre 20 à 30% EPT pour accompagner un groupe d’âge spécifique dans les différentes phases et étapes ; du diagnostic à la réalisation et, le cas échéant, du suivi.